22 h, un message
Un client m'a envoyé un message à 22h :
« Mon associé veut partir. Il détient 40 %. Comment on fait ? »
Le constat
J'ai demandé les statuts.
Trois pages, téléchargées sur internet il y a huit ans, jamais relues.
- Pas de clause d'agrément
- Pas de clause de préemption
- Pas de méthode de valorisation des parts
- Pas de clause de sortie
Le résultat
L'associé sortant pouvait :
- céder ses parts à qui il voulait,
- au prix qu'il voulait,
- et réclamer une valorisation sur la base des derniers comptes, gonflés par une année exceptionnelle.
L'angle mort des statuts mal rédigés
On les rédige le jour où tout le monde s'entend bien, pour le jour où plus personne ne s'entendra.
Et ce jour-là, on découvre qu'on n'a rien écrit.
Ce que ça a coûté
- 11 mois
- de négociation
- 2 avocats
- un de chaque côté
- 1
- entreprise paralysée
Ce que ça aurait coûté
Un pacte d'associés de dix pages, rédigé à la création : le prix d'une semaine de chiffre d'affaires.